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____- Je me charge de la nouvelle arrivante, M Palmer (NDLA : 'tit clin d'½il aux fans de NCIS ), dit une voix d'homme.
____Enfin, c'était plus une voix d'ange que d'humain. Un ténor aussi parfait ne pouvait raisonnablement appartenir à un être humain. Mes «infirmiers» ne rétorquèrent pas, surement aussi - voir plus - choqués que moi. En tous cas, personne ne sembla s'interposer entre moi et l'inconnu. J'entendis alors le grincement du coffre de l'ambulance que l'on ouvre, puis je sentis que l'on tirait mon "lit". Doucement.
____Un hoquet se fit entendre. M Palmer.
____- Mais... mais... ce n'est qu'une gamine! S'indigna-t-il. "A usage personnel", mais vous êtes complètement fous, ma parole! Voyez dans quel état est cette pauvre enfant... Il est hors de question que vous l'emmeniez! Partez! Allez-vous en! Allez-vous en ou j'appelle la police!
____Mon lit fut brièvement soulevé, puis mit à terre. L'ambulance démarra et le coffre fut refermé. On ne me re-déplaça que lorsque le bruit du moteur eut définitivement disparu. Un soupir se fit entendre.
____- On peut dire que vous êtes tombés à pic! Je ne pense pas que je leur aurai laissé la petite mais ... ils étaient si effrayants ! M Palmer s'arrêta alors, comme s'il regrettait d'avoir dit une bêtise. Enfin, je veux dire qu'ils auraient pu... vous savez j'ai une famille à protéger.
____- Alors vous auriez laissé cette jeune fille à ces hommes? Vous me dégoutez.
____J'entendis les Vrrrr Clang des roues du chariot sur le sol des couloirs du sol de l'hôpital. J'imaginai bien ces murs et ces sols entièrement tapissés d'un blanc aveuglant, le docteur Palmer dans sa blouse blanche, le chariot. Mais je ne pouvais voir à quoi ressemblait mon sauveur. Et mes yeux qui restaient désespérément clos! Je ne pus que me maudire en cet instant. Je rêvais de découvrir le visage de cet ange.
____- Mettez la dans la chambre n°401, je vous pris, dit M Palmer, dont la voix se fit de plus en plus faible, comme s'il s'éloignait. Occupez-vous d'elle jusqu'au retour de votre père. Vous qui cherchiez quelque chose pour m'aider...
____Le bruit du caoutchouc contre le lino. Une porte qui s'ouvre, je crois. Mon lit s'arrêta alors. On va me laisser là, me laisser tranquille. M'abandonner encore... Mais, surprise, je me sentis soulevée, puis posée sur une surface douce et moelleuse. Je m'enfonçais légèrement. Mes yeux s'ouvrirent sous le choc. Le plafond est blanc, mais pas aveuglant comme je m'y attendais. Au contraire, cette couleur douce me rassura. Je restai ainsi longtemps.
____- N'ai pas peur, murmura la voix de l'ange. Je ne te ferai aucun mal.
____Mais, ma surprise fut telle qu'un cri rauque et perçant jaillit de ma poitrine. Mon corps s'agita de soubresauts incontrôlés. Mes yeux se tournèrent alors vers l'inconnu. Mon esprit mit du temps avant de se dire qu'il était définitivement perdu. Un ange. J'avais en face de moi un ange. Un visage parfait, de cheveux cuivrés en bataille, des yeux dorés... Il ne pouvait être humain. Mais ce qui attira le plus mon attention fut ses yeux. Il n'y avait aucune haine ou peur dans ceux-ci. Non, rien de tout cela.
____De la pitié, oui. De la pitié et de la compassion.
____Mon corps s'arrêta net. Je plongeai mes yeux dans les siens. Cela ne pouvait être réel. Je faisait souffrir mes parents, tellement qu'ils avaient étés contraints de m'abandonner. Je m'étais perdue, mon état le confirmait. Et je n'étais pas humaine. Je ne pouvais l'être. Mais ces yeux, en face de moi, ne me regardaient pas comme si j'étais une bête de laboratoire, ou même une folle. Ils me regardaient comme si... comme si j'étais une petite fille, une toute petite fille. Perdue.
____Ma main se souleva, doucement, tout doucement, et s'approcha du visage dont la couleur approchait celle du plafond. Elle tremblait légèrement et j'eus du mal à la faire obéir, mais elle termina son parcours sur la joue de l'ange. Sa peau était incroyablement dure, mais extrêmement douce. Et réelle.
____- Bienvenue à Forks.
____Il me parlait . A moi. Et il m'avait comprise. Quelqu'un m'avait comprise. Et répondu. Mes yeux étaient écarquillés. Ma main retomba, comme morte. Un soupçon, soudain, s'insinua en moi. Je ne m'étais pas exprimée. Mais il m'avait entendue. Il m'avait parlé au moment précis où j'avais douté de son existence. Comment...
____- Je m'appelle Edward Cullen. Je suis le fils du docteur Cullen, médecin en chef de cet hôpital. Je suis désolée de t'avoir fais peur. Nous n'avons pas l'habitude de patients comme toi. Mon père ne vas pas tarder à arriver. En attendant, si tu as besoin de quoi que ce soit, dis-le moi.
____Mes lèvres se soulevèrent en un rictus amusé. On en revenait au «patient». Il ne me considérait donc pas, en fin de compte. Juste une simple erreur de jugement de ma part. De plus, il me faisait bien rire, cet Edward, mais je ne pouvais contrôler les sons qui sortent de ma gorge. Je me laissai retomber sur ce que j'étais allongée. Un lit. Le lit le plus agréable dont j'avais jamais eu le plaisir de voir. Je voulus le remercier, mais, cette fois, je restai muette. La rage soudain m'aveugla. Je ne méritais pas cela. Je ne méritais pas cette torture. Ne pas pouvoir contrôler mon enveloppe corporelle, ni mon esprit. J'étais définitivement folle.
____Edward se leva gracieusement et sortit. J'eus envie de hurler. Pourquoi? Qu'avais-je fais de mal? Pourquoi les gens ne voyaient pas que je voulais seulement être comme eux? Que je voulais vivre, moi aussi? N'en avais-je pas le droit?
____A croire que non.
____Je me rendis alors compte que je n'étais pas dans une cellule, mais dans une chambre. Une véritable chambre. Une immense fenêtre était entourée de rideaux jaune pâle donnait sur un paysage de nuit. Une petite table de nuit blanche était près de ma tête. Dessus, un verre d'eau et un petit réveil analogique qui affichait 23h 47. Le lit sur lequel j'étais allongée était dans les tons jaunes et blancs. Le tout était... magnifique. On ne voyait pas de si belles chambres d'hôpital dans les films.
____Une bouffée de gratitude m'envahit. Rien ne serait jamais pareil.
____Mes pensées furent soudain interrompues lorsque toutes les lumières de ma chambre s'éteignirent d'un coup. Une odeur se répandit dans la salle. Celle de la nourriture de mon ancien «chez moi»... Celle d'anesthésiant. Je vis alors deux formes sombres et trapues se diriger vers moi.
____Puis les lumières de mon esprit s'éteignirent.
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Enfin la suite!!!
Tous mes remerciments à Midnight916 sans qui la suite aurai mit encore beaucoup plus de temps pour être en ligne
Merci encore à vous tous de vos coms et de votre fidélité!!
Alana